4) Etudes de dynamique mol�culaire dans des conditions critiques et supercritiques: BSSE free ab-initio MO-VB interaction potential (3)

 

 

Malgr� beaucoup de concordances, des d�saccords existent entre la m�thode de diffraction des neutrons et les r�sultats obtenus par simulation sur ordinateur quant aux interactions intermol�culaires. Ainsi, une nouvelle m�thode calculatoire a �t� mise au point pour harmoniser r�sultats th�oriques et exp�rimentaux : la m�thode dite ab initio MO-VB, bas�e sur la proc�dure SCFM (self-consistent field for molecular interaction) et les calculs nonorthogonal CI (configuration interaction) pour d�terminer un potentiel d'interaction eau-eau, avec � priori exclusion d'une erreur souvent rencontr�e dans ce contexte et appel�e BSSE (basis set superposition error). Par la suite des calculs ont �t� r�alis�s sur le dim�re et le trim�re de l'eau et un nouveau param�trage du potentiel NCC (*) (du nom des personnes qui l'ont d�crit: Niesar-Corongiu-Clementi) de l'eau a �t� mis en place. Celui-ci est alors utilis� pour la simulation mol�culaire dynamique de l'eau. Les effets sur les variations de temp�rature et de densit� ont alors �t� �tudi�s et on remarqua une bien meilleure corr�lation entre les donn�es obtenues par diffraction des neutrons et celles provenant de simulations informatiques. En particulier, un affaiblissement de la structure des liaisons hydrog�ne a �t� constat� � l'approche du point critique, ce qui est en accord avec les r�sultats exp�rimentaux.

 

 

(*) Potentiel NCC : mod�le d'interaction eau-eau polarisable et flexible.

 

 

 

5) Etudes de la solvatation (7),(8)

 

 

 

a) Rappels sur la solvatation

 

 

Les compos�s ioniques, solides � temp�rature ordinaire, sont souvent solubles dans l'eau. Or leur coh�sion interne est tr�s forte, ainsi qu'en t�moigne la valeur �lev�e de leurs points de fusion. Une temp�rature de 800�C est n�cessaire pour "d�manteler" le cristal du chlorure de sodium par exemple, par fusion, et pourtant il se "disloque" dans l'eau � la temp�rature ordinaire. Ceci n'est possible que si, en fait, le bilan �nerg�tique de la dissolution est tel qu'il ne soit pas n�cessaire de fournir au syst�me une �nergie importante.

 

Deux facteurs interviennent dans la facilit� avec laquelle un compos� ionique, comme NACl par exemple, se dissout dans l'eau:

 

La coh�sion du cristal est assur�e par une force d'attraction �lectrostatique s'exer�ant entre ions de signes contraires, appel�e force de Coulomb.

 

Lorsqu'un ion Na+ ou CI- se d�tache du cristal, il est imm�diatement "enrob�" d'une couche de mol�cules d'eau qui orientent vers lui leur p�le de signe contraire au sien

26