La rapide chute de t peut �tre expliqu�e par le fait que la rotation mol�culaire devient

plus facile suite � l'affaiblissement des liaisons hydrog�ne.

Enfin, il est possible que les variations de temp�rature et de pression du temps de relaxation observ� proviennent d'un changement au sein du r�seau de liaisons hydrog�ne passant de l'�tat anisotropique � l'�tat isotropique

 

Un �tat isotropique est un �tat dans lequel les propri�t�s physiques sont identiques dans toutes les directions.

 

 

 

 

 

 

2) Etudes par spectroscopie RMN (5),(13)

 

 

 

La spectroscopie RMN (R�sonance Magn�tique Nucl�aire) nous permet ici de mesurer le d�placement chimique de protons dans l'eau � des temp�ratures assez �lev�es. Le d�placement chimique est en relation avec le nombre moyen de liaisons hydrog�ne dans lesquelles est impliqu�e une mol�cule d'eau et la persistance des liaisons hydrog�ne dans l'eau � l'�tat supercritique. Les d�pendances de la densit� et de la temp�rature du d�placement chimique � des temp�ratures supercritiques sont analys�es sur les bases de la thermodynamique statistique.

 

 

 

a) G�n�ralit�s

 

La RMN, �tudi�e dans un domaine de fr�quences de 20 � 100 MHz, est � l'origine d'une m�thode largement exploit�e en chimie, pour r�soudre les probl�mes de d�termination de structure des compos�s mol�culaires et des mat�riaux (organiques ou non). Except� les appareils destin�s aux applications de routine, les spectrom�tres de RMN sont souvent localis�s dans les laboratoires de recherche o� ils constituent des outils indispensables.

 

Cette m�thode d'�tude de la mati�re peut �tre d�crite en ne choisissant que des exemples relevant du domaine de la chimie organique, l'�lucidation des structures

mol�culaires ayant, en effet, toujours servi de moteur � son d�veloppement et aux

nombreuses am�liorations techniques depuis son origine.

Le document de base, fourni par ces appareils, est le spectre de diagramme repr�sentant des signaux de r�sonance �mis par certains noyaux atomiques pr�sents dans l'�chantillon. La RMN exploite en effet un ph�nom�ne nucl�aire. Pour obtenir ces signaux, l'�chantillon est soumis � l'action conjointe de deux champs magn�tiques, dont l'un, intense et constant, est produit par un aimant, tandis que l'autre est environ 10 000 fois plus faible et variable. Pour produire ce second champ, on fait appel � une source de radiations �lectromagn�tiques du domaine des radiofr�quences, dont la

 

3