Etudes par diffraction de
rayons X
(10)
La structure de l'eau n'a
pas �t� encore compl�tement �tablie, m�me dans les conditions normales, malgr�
une histoire riche en investigations d�butant par des travaux � partir de
diffraction de rayons X en 1930-1931. La diffraction de rayons X est une
m�thode toujours utilis�e aujourd'hui, notamment pour des exp�riences sur l'eau
� l'�tat supercritique.
a) G�n�ralit�s
La diffraction des rayons X
est essentiellement une technique tr�s efficace d'investigation des structures
cristallines. Les rayons X sont un
rayonnement �lectromagn�tique de courte longueur d'onde, comprise entre environ
10 pm et 1000 pm. Les pionniers de la physique du solide ont d�couvert la
structure cristalline de nombreux solides simples gr�ce � cette technique. Plus r�cemment, elle a permis de d�couvrir
la structure cristalline de nombreuses mol�cules complexes d'importance
biologique notamment. Le ph�nom�ne
d'interf�rence est � la base du principe de diffraction de rayons X. En effet,
la diffraction est observ�e lorsqu'un objet sur le parcours de radiations (en
l'occurrence de rayons X), provoque l'interf�rence de ces radiations. Pour une structure cristalline on peut
ainsi, gr�ce � l'�quation de Bragg, calculer la s�paration des atomes puis
d�duire les g�om�tries form�es par ces atomes.
b) Instrumentation
Dans un diffractom�tre �
rayons X, on produit un faisceau de rayons X en bombardant un m�tal par des
�lectrons rapides. Le faisceau traverse
une fente m�nag�e sur un �cran et irradie l'�chantillon. Les instruments modernes permettent une
d�tection �lectronique des signaux de diffraction et un d�pouillement
automatique des donn�es par un ordinateur reli� directement au diffractom�tre.
Les �tudes � partir de
diffraction de rayons X dans l'eau � hautes temp�ratures et hautes pressions,
ont souvent connu des probl�mes techniques : la trop faible dispersion du
faisceau par le petit volume de l'�chantillon d'une cellule aux hautes
temp�ratures et pressions, l'�limination des r�flexions de Bragg de la cellule cristalline, une �chelle trop �troite pour les mesures due aux contraintes g�om�triques de la cellule.
Mais de gros progr�s dans la diffraction
des rayons X ont toutefois �t� r�alis�s pour les hautes temp�ratures et
pressions.
La m�thode la plus utilis�e est
la diffraction �nergie-dispersive avec une cellule en nitrure de bore ou avec
des parties en diamants, avec laquelle des pressions de 10 GPa et des
temp�ratures de 1OOO�C sont possibles.
Cet �quipement est appropri� pour les liquides contenant des m�taux
lourds, mais pas pour les liquides comme l'eau. Dans
7